Anegdota

19 mai 2010

Migration

Je vous retrouve ici:
http://hellycircus.canalblog.com/

J'y suis déjà vous pouvez venir ;)

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08 octobre 2008

Et c'est qui l'handicapé?

Quiconque a déjà posé ses fesses dans un fauteuil roulant sait que c'est galère à diriger. Quiconque est déjà monté sur un skate pour faire des figures sait que ça demande de la confiance et de l'équilibre. Du moins moi qui ai du bouger en fauteuil pendant une semaine ( et j'ai jamais réussi à faire mieux qu'à aller tout droit, en même temps j'étais dans les vappes la majorité du temps) et qui ait tenté d'utiliser le skate de mon père ça m'impressionne.

et puis ça rappelera peut-être à certains que le handicap, c'est surtout fonction des situations ;)

Posté par tessanie à 11:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]
19 septembre 2008

Happy to be me!

Encore quelques longues semaines sans écrire. Pas par manque de matière, mais par manque d'envie. Réecrire après des mots si tristes, ça me tue. Mais bon, parfois faut se lancer, et puis je suis pas obligé de passer du tout noir au tout rose d'un coup, je peux être intermédiaire.

Donc, soyons mitigé: depuis le 25 août, j'envisage de tuer tout les prochains psy qui me diront "nous sommes en restructuration", "nous ne prenons que des master 1", "nous ne prenons pas de stagiaires" ou "nos quotas de stagiaires sont atteint" parce que j'en ai ras le bol des non. J'en suis donc au 16° aujourd'hui, et je ne compte pas les non-réponses, ça ferait trop.

Mon père est toujours aussi pas net dans sa tête, il vient de comprendre que ça existait vraiment, les prélevements à la source quand on paye pas la pension alimentaire. Enfin il croyait que payer l'emprunt de la maison équivalait à une pension alimentaire, mais comme d'hab il a encore tout interprété à sa sauce. Et moi j'essuie les plâtres quand j'ai le malheur de répondre au téléphone.

Mais malgré tout, ça va pas mal du tout en fait, j'attends avec impatience ma pré-rentrée de lundi ( on s'ennuie quand on est seul en vacances, faut le dire!), et puis j'ai un amoureux génial donc tout va bien :)
A croire qu'il faut faire un gros trou de souffrance dans le coeur pour laisser de la place au bonheur. Vu comme j'ai souffert pendant ces mois de vacances ( Ouais, suffit de voir ce que j'ai écrit, c'était un peu l'enfer) je pense que j'ai du potentiel pour être super heureuse :)

Reste que j'aimerai bien trouver un stage, si c'était possible...

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25 août 2008

Mais fuyez, trouillards!

J'espère que je ne suis pas folle comme eux...Pitié faites que je ne sois pas comme ça...

Ce soir encore j'ai du gérer mon père ivre, déprimé et violent contre lui même ( et le pilier de ma chambre). Jusqu'à ce que ça dérape et que mon frère vienne, excédé, pour le frapper. Et moi bien sûr j'ai dû les séparer, deux gaillards de près d'1m80 à se taper dessus sans retenir leurs coups, moi et mon mètre 68 on a du gérer. Peut-être que j'aurai du les laisser se tuer, devant moi, dans ma chambre, mais non...

Et ce qui me tue moi, c'est même pas ça. C'est de n'avoir personne à qui en parler vraiment. C'est de m'exposer à la fuite des gens ou à leur incrédulité quand j'essaie d'en parler, rien que de dire "mon père a bu" parfois ça les fait fuir, alors dire que ce soir encore il a tenté de se casser la main contre mon pilier de chambre, et que mon frère a tenté de le tuer, que feraient-ils...

Je me sens seule, je ne sais même pas dire avec une vraie émotion l'horreur qui se passe ici. C'est sans émotion véritable, et comme disait mon père tout à l'heure, ivre, c'est vrai, mais dans ces moments où l'alcool révèle tout: "tu fais partie de ces gens que j'admire, avec ton calme, ta présence et ta lucidité en toutes circonstances, et ton cynisme..."

Sauf que tout ça...ça soutient tout le monde, mais pas moi.

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22 août 2008

This is the life...sans émotions?

J'aimerai savoir mettre de l'émotion dans ma vie, de l'émotion dans mes mots. Mais je suis anesthésié. Encore un instant qui aurait réjoui mon psy au plus haut point, ce paradoxe entre ma sensibilité extrème et mon coeur anesthésié. Et ce paradoxe entre ce père qui se montre si fort et qui est si faible.

On a tué 10 soldats français en Afghanistan. Lui il pleure, tempête, s'énerve, n'en revient pas. Et moi je suis sèche, je ne ressens rien, je ne comprends pas, pour moi c'est une bonne action tactique des talibans. Et pourtant, ce devrait être le contraire, lui qui reconnait la tactique, et la façon de gérer une guerre, lui le militaire. Et moi qui devrait ressentir un minimum d'empathie...
Mais lorsque je suis ici, la problèmatique de l'homme m'anesthésie.

Tant pis, j'écoute de la musique qui réactive mes sentiments, je ne peux pas mieux faire...


This is the life - Amy MacDonald

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Le pays qui tuait les rêves

Je crois que la Haute-Marne tue les rêves de ses habitants. Aujourd'hui j'ai croisé une fille avec qui j'étais amie il y a encore 6 ans, nous sommes même allées dans la même famille d'accueil en Angleterre. Aux dernières nouvelles que j'avais eu, il y a 4 ans, elle faisait un BTS tourisme pour travailler en office de tourisme.

Aujourd'hui, elle s'est mariée, et travaille dans une grande surface, en temps qu'employée de rayon. Et le plus étrange, c'est quand en face, moi je lui dit que je rentre en 5ème année de psycho, et non, je n'ai pas de fiancé. Et si ma vie c'est presque la norme à Lyon, ici, c'est une exception...

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21 août 2008

Tortues et crocodiles

En fait, on dirait pas, mais c'est super sympa la vie! J'ai de jolies chaussures rouges, et encore un nouveau livre. Et, comme, c'est bien dommage, on ne peut pas expliquer le bonheur que c'est d'avoir de jolies chaussures rouges, je vais me contenter de parler du livre.


51zbmk7NibLLes yeux jaunes des crocodiles, de Katerine Pancol.

On en a énormément entendu parler il y a quelque temps, je crois bien. Mais jusqu'à présent, un livre de crocodiles, moi qui n'aime pas particulièrement les animaux, non merci. Et puis la couverture de la version poche, qui me fait penser à une reprise du style aborigène par une gamine sous acide, bof. Ce qui fait que ça m'avait pas plus attirée que ça. Jusqu'au mois de juillet. Je suis partie en vacances avec mes grands parents (un grand bonheur, presque digne de mes derniers post...) et j'ai commencé à m'ennuyer ferme. Donc après avoir jouer des heures à guitar Hero on tour sur DS, puis relu 15 fois Le voyage de théo de Catherine Clément (vraiment bien d'ailleurs), il ne me restait plus que deux solutions: ou attaquer un des multiples essais sur le catholicisme que possède mon grand père genre "Jésus fils ou frère des hommes?", ou me bouger jusqu'auChampion pour me trouver un bouquin. Et le Champion chez mes grands parents étant loin d'un quelconque centre commercial culturel, il n'y avait que les yeux jaunes des crocodiles, ou le tome 17 des WinX. J'ai déjà vu les dessins animés des WinX, je me suis dit que c'était donc pas la peine de le lire en plus. Mon choix fut donc facile.

Mais...De quoi ça parle, de crocodiles? Ben un peu. Mais pas tant que ça. Comme le dit la quatrième de couverture:

"Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie."

Parfois c'est chiant. Parce qu'on sait pas ce que viennent faire cette tripotée de crocodile. Et puis l'auteur répond jamais à mes questions. Ou alors des dizaines de pages plus loin. Et j'ai beau lire vite, parfois je ne vais pas assez vite pour combler mon impatience. Malgré tout, malgré les crocodiles, j'ai bien aimé.
Parce que l'héroine est une anti héroine, intelligente, discrète, timide. Parce que ses enfants ne sont pas des enfants parfaits, stéréotypes magnifiquement décrit par Gad Elmaleh comme "les enfants du blond". Non, ceux là, ils sont pas toujours parfaits, et, j'ose l'avouer, Hortense, j'ai bien eu envie de la gifler plus d'une fois.
Et puis cette histoire dans l'histoire...Et ces moments culturels intenses sur le 12° siècle ( reste à savoir si c'est vrai ou inventé?), dont on ne parle jamais, c'est vrai ça, qui parle vraiment du 12° siècle?

Et le mieux dans tout ça, c'est que non seulement le livre pris par hasard m'a plu, mais en plus...l'auteur a écrit une suite, "la valse lente des tortues". Que mon père m'a offert cet après-midi, avec les chaussures rouges. Et la couverture n'est même pas avec des tortues indigènes roses et vertes, puisque ça n'est pas l'édition de poche... Il ne me reste plus qu'à croiser les doigts pour que j'apprécie autant les tortues que les crocodiles!!

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Change ton regard sur ton monde!

L'unique nécessité dans ma vie est de changer de regard. Parce que la voir du mauvais côté comme ça m'arrive ces derniers temps, ça ne sert à rien, à part à reculer dans le désespoir. Alors que si je la regarde juste d'un angle différent, tout change, le bonheur est à portée de main!

Bien sûr mon père est alcoolique: mais grâce à ça, j'ai une connaissance des situations d'urgences psychiques énormes!
Bien sûr ma mère fait une crise d'ado intense: mais grâce à ça, je n'ai jamais eu de problèmes pour m'assumer seule, je sais comment faire et je peux aider ceux qui ne le savent pas!
Bien sûr je n'ai plus de copain: mais d'un autre côté, il y a toujours quelqu'un pour me dire que je suis jolie, intelligente, ou bien sympathique.
Bien sûr je n'ai pas des centaines d'amis: mais peut être que l'unique que je pourrai considérer comme une vraie amie est toujours présente après toutes ces années, elle est géniale tout de même!
Bien sûr j'ai une scolarité oscillante et pas encore eu le temps de trouver un stage, finaliser ma demande de bourse et d'inscription: mais j'ai été acceptée du premier coup en master 2 de psycho!
Et enfin, bien sûr que j'ai tellement été occupée par cette famille de fous pour n'avoir même plus le temps de penser à moi: mais j'ai aussi appris que j'étais de plus en plus forte, et qu'en plus les anti dépresseurs que j'ai encore oublié de prendre ne me servaient en fait à rien.

Alors comment regarder la vie? Du côté sombre, ou du côté illuminé? Je crois qu'il y aura toujours un moment où, même au plus profond de la difficulté, je regarderai vers la lumière. Le principal, c'est de m'en souvenir!

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19 août 2008

Je vais les tuer, peut-être

J'ai peur de leur faire mal. Physiquement. Pourtant je suis la personne la plus calme du monde, même ma colère est calme, mais j'ai parfois l'impression qu'ils me poussent pour que j'explose. Et j'ai peur de leur faire mal.

 

Comment on canalise la violence quand on a jamais été violente?

 

Enfin, moi j'ai fui pour éviter, et eux se battent en bas... Elle commence à me courir, cette vie!

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17 août 2008

Je ne peux pas faire ça

Je crois que je ne peux pas...
Je ne peux pas avoir peur dès que j'entends une porte qui claque, je ne peux pas l'écouter cracher sa haine sur elle, je ne peux pas continuer à être de marbre devant toutes les horreurs qu'on me racontent.

Je ne peux pas avoir raison à chaque fois que j'ai l'impression que quelqu'un va mal, je ne peux pas être le pilier, je ne peux pas les voir mourir petit à petit.

Je ne peux pas mentir sans cesse pour arrondir les angles, je ne peux pas sourire quand j'ai envie de pleurer, je ne peux pas rester éveillée la nuit parce que j'ai peur de dormir seule.

Et pourtant je le fais, chaque jour de cette vie, sans arrêt, sans choix.
Et pourtant je suis toujours là, même quand j'essaie de ne pas y être.

Alors ce soir encore je suis en enfer, mais ce soir encore je suis là. Je ne sais même pas comment je fais, comme anesthésier j'avance encore et toujours. Je m'effondrerai vraiment dans 7 jours. Sept jours, plus que sept avant de rentrer à Lyon. Courage, plus que sept.

Posté par tessanie à 23:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]